Le Procureur général près la cour d'appel de Montpellier, Bernard Legras et le procureur de la République de Béziers, Patrick Mathé ont été convoqués en urgence cette après-midi à la Chancellerie à Paris, en compagnie du Procureur général de Nîmes, du procureur d'Avignon et des responsables de l'administration pénitentiaire, dans le cadre de l'affaire de l'enlèvement de Chloé Rodriguez à Barjac, dans le Gard, par un délinquant sexuel en cavale, Kamel B., 32 ans. Libéré en septembre de la prison de Béziers, après avoir purgé de la prison ferme pour six agressions sexuelles, Kamel B. qui était astreint à un sursis mise à l'épreuve (SME) avec un suivi obligatoire de magistrats spécialisés, n'avait plus donné de ses nouvelles. Il n'avait pas rejoint le foyer d'Avignon, où il était obligé de résider, il n'avait pas pointé au commissariat de police et il n'avait pas répondu aux convocations d'un juge de l'application des peines. La ministre de la Justice, garde des Sceaux, Christiane Taubira veut savoir s'il a existé des dysfonctionnements dans la chaîne pénale qui auraient évité l'enlèvement et le viol présumé de l'adolescente de 15 ans, miraculeusement retrouvée vivante en Allemange. Il s'agit également à travers le témoignage de ces magistrats d'ici de réfléchir à l'avenir sur des points particuliers à améliorer pour permettre de retrouver un délinquant sexuel dans la nature, alors qu'il doit se soumettre à des obligations judiciaires. Il semble que le nom de Kamel B., fiché au Fichier national judiciaire des auteurs d'infractions sexuellesz (Fijais) avait été livré aux gendarmes du Gard lors de l'enquête sur la disparition de Chloé...
Jean-Marc AUBERT
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