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Fouineur au top, dénicheur de scoops

Agression à Saint-Brès : incarcéré à l'issue du procès...5 ans après !

Publié le 6 Février 2013 par Jean-Marc Aubert

INFO SCOOP 34

Un cadre du rectorat de Montpellier âgé de 51 ans, a été condamné à 5 ans de prison cette nuit par le tribunal correctionnel de Montpellier et placé sous mandat de dépôt, à l'issue du procès, où il comparaîssait libre. Assomé par la sentence, effondré, menotté à la barre par les policiers, il a été directement transféré à la maison d'arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone. Il était jugé cinq ans après l'horrible agression de Ghislaine P., consécutive à un guet-apens tendu sur son lieu de travail à Saint-Brès, à l'est de Montpellier. Le lundi 29 octobre 2007 vers 19h45, un individu tout de noir vêtu et casqué, l'avait sauvagement lacérée avec un cutter, la défigurant et lui portant des blessures aux doigts, avant de s'enfuir. La victime présente toujours des séquelles, comme elle l'a expliqué à l'audience, où elle a raconté son calvaire, en pleurs. A l'époque, elle n'avait pas reconnu le prévenu comme étant l'agresseur, un ami de longue date et qui lui avait présenté Thierry P., un de ses meilleurs copains, avec lequel il entretenait une relation fusionnelle...

Pas d'ADN

Thierry P. était rapidement devenu le concubin, puis le mari de Ghislaine P., ce qui, selon l'avocat de la partie civile, constituerait le mobile de cette sanglante agression. En clair, le quinquagénaire n'aurait pas supporté que son pote de l'époque fasse sa vie avec la victime. L'avocat de la victime a insisté sur le harcèlement du prévenu qui a multplié les appels anonymes, l'envoi de SMS vengeurs, les dégradations et le vol de sa voiture. Six mois après les faits, il était mis en examen. Pourtant, faute notamment d'éléments à charge -l'agresseur tel que décrit par la victime était plus grand et plus trapu que le prévenu- et de traces ADN qui n'accusaient pas le prévenu, le juge d'instruction avait rendu un non lieu, suivant ainsi les réquisitions du procureur. Devant la chambre de l'instruction à la cour d'appel, l'avocat général avait confirmé ces réquisitions. Mais, les juges ordonnaient son renvoi en correctionnelle, notamment pour le vol du sac à main de la victime. Le quinquagénaire était donc jugé mardi soir, cinq ans après l'agression, qu'il a farouchement niée. Son avocat a plaidé "un immense ratage judiciaire". Pourvu que la condamnation de ce quinquagénaire ne soit pas une erreur judiciaire...Appel ayant été interjeté, un nouveau procès aura lieu sans doute cette année.

Jean-Marc AUBERT

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