Les juges de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Montpellier ont ordonné ce matin l'incarcération provisoire de Jean-Jacques A., 54 ans, propriétaire d'une discothèque, d'un sauna libertin et d'un établissement de thé dansant autour de Montpellier, mis en examen pour "tentative d'assassinat et tentative de destruction d'un bien appartenant à autrui par engin explosif", presque un an après la découverte d'une bombe activée sur le parking du club échangiste Le Kalyptus, aux Près-d'Arènes à Montpellier. L'engin dissimulé dans un sac avait été découvert par un agent de sécurité lors d'une ronde et avait été désamorcé. Il devait "sauter" dans la soirée, à l'heure où des dizaines d'invités auraient dû se presser devant l'établissement pour la nuit de la Saint-Sylvestre de 2011/2012.
ADN
Jean-Jacques A., fiché pour association de malfaiteurs, vols à main armée et proxénétisme notamment, a été idenitifé grâce à deux traces d'ADN laissées, l'une sur le sac, l'autre sur la bombe. Il nie toute implication. L'enquête du SRPJ de Montpellier a déterminé qu'un contentieux d'ordre financier l'opposait à la gérante du Kalyptus, ce qui pourrait constituer le mobile. Laissé en liberté sous contrôle judiciaire par le juge d'instruction le mois dernier, il s'est présenté mardi lors de l'audience de la cour d'appel, avec son avocat, Gilles Gauer. Les juges avaient mis leur arrêt en délibéré à ce matin. Ils ont ordonné son mandat de dépôt. La gérante du Kalyptus s'est constituée partie civile.
Jean-Marc AUBERT
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