Le patron d'un club échangiste implanté dans le quartier du Mas-de-Grille à Saint-Jean-de-Védas -détruit par un incendie d'origine suspecte ces derniers mois-qui exploite un sauna libertin à Montpellier et une discothèque à La Grande-Motte, Jean-Jacques A., 54 ans a été mis en examen cette après-midi par la juge d'instruction Sabine Leclercq (TGI de Montpellier) pour tentative d'assassinats par utilisation d'un engin explosif et tentative de dégradation volontaire d'un établissement recevant du public, dix mois après la neutralisation d'une bombe qui devait exploser le soir de la Saint-Sylvestre contre la façade du club échangiste Le Kalyptus, quartier des Près-d'Arènes à Montpellier. Le procureur a requis son incarcération dans la soirée. L'engin avait été découvert lors d'une ronde d'un des vigiles de l'établissement, deux heures avant qu'il n'explose, au moment où des dizaines de clients devaient se trouver devant l'entrée, en cette soirée du 31 décembre 2011. Les démineurs, puis un expert désigné par la juge avaient conclu que la bombe aurait provoqué de gros dégâts matériels certes, mais également humains. Il y aurait eu mort d'hommes.
Concurrence
Cet engin de fabrication artisanale devant faire effet, celui qui est soupçonné de l'avoir posé n'avait pas prévu qu'un vigile ne le découvre et qu'il ne soit désamorcé par la suite. Et il avait donc laissé une trace ADN sur le sac dans lequel la bombe avait été placée. Le fichier national des empreintes génétiques vient de rendre son verdict : cet ADN isolé sur correspond à celui de Jean-Jacques A., un repris de justice. Il a déjà été condamné dans le passé, notamment pour association de malfaiteurs et proxénétisme. Le fichier national a "sorti" son nom le mois dernier. Depuis, les policiers du SRPJ de Montpellier en charge de l'enquête ont effectué des vérifications sur le suspect, avant de l'interpellier hier et de le placer en garde à vue. Il nie farouchement toute implication dans cet attentat avorté qui auurait comme mobile un litige lié à une concurrence acharnée entre les deux clubs échangistes. Jean-Jacques A. avait approché à plusieurs reprises la patronne du Kalyptus pour qu'elle lui cède son établissement, en vain. Il avait échappé à un règlement de compte en 2010 sur le parking de sa boîte de nuit de La Grande-Motte. Il a été remis en liberté sous contrôle judiciaire, le procureur de la République a fait appel.
Jean-Marc AUBERT
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