Les dirigeants de Contralco, cette entreprise spécialisée dans la fabrication de l'éthylotest à usage unique implantée à Gignac, dans l'Hérault demandent ce matin à être reçus par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls et du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, après l'annonce de l'annulation sine die de rendre obligatoire ces appareils de détection d'alcool dans le sang dans les véhicules. Une annonce récente brutale pour cette entreprise qui vient de supprimer 150 postes à temps plein, directement à cause de cette décision du gouvernement. Les dirigeants de Contralco dénoncent ce matin l'inertie du gouvernement, des deux ministres en question, des pouvoirs publics, notamment du nouveau préfet de l'Hérault, qui observent un silence complet depuis que la société se trouve en difficulté économique. Manuel Valls et Arnaud Montebourg avaient pourtant salué en novembre dernier la politique menée par Contralco dans un domaine sensible, la lutte contre les morts sur les routes, grâce à un produit "100% made in France". Ironie du sort, l'annonce du retrait du projet de loi rendant les éthylotests obligatoires dans les véhicules est tombée le jour où Contralco fêtait ses 30 ans à Montpellier...
Jean-Marc AUBERT
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