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Robert Plant, ce décorateur anglais de 32 ans spécialisé dans la restauration de tableaux, de toiles, de cadres et de tapisseries, suspecté d'avoir égorgé avec une lame de cutter une joggeuse de 33 ans jeudi dernier dans le quartier est de Courbessac, aux portes de Nîmes, a avoué du bout des lèvres. Il a craqué en garde à vue, reconnaissant après une multitude de questions des policiers de la PJ de Montpellier, être sorti de la villa où il vit avec sa mère, Esther Plant, née Usine -qui était absente, elle était à Paris- l'après-midi des faits, être allé à la rencontre de la joggeuse, lui avoir parlé et être rentré, les mains pleines de sang. Il raconte avoir eu une absence sur les circonstances dans lesquelles il a découvert ce sang sur ses mains et s'être lavé abondament, tout comme il a nettoyé les vêtements maculés de sang qu'il portait ce jour-là. Des vêtements qui vont être expertisés. Robert Plant présente des traces de griffures aux mains, à un bras, aux jambes et sur le front provoquées par des ronces, des dizaines d'épines ayant traversé son pantalon ! Par ailleurs, il correspond au portrait-robot dressé par un habitant du hameau de Courbessac, qui a aperçu le suspect rôder dans le chemin l'après-midi du crime. Un voisin qui n'avait jamais eu l'occasion de côtoyer le suspect depuis ces dernières années et qui ne le connaissait donc pas physiquement...
Jean-Marc AUBERT
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