Un repris de justice trentenaire déjà condamné pour vol à main armée, violences volontaires, vols de voiture a été mis en examen vendredi soir et incarcéré à la maison d'arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone pour "tentative d'enlèvement, séquestration et arrestation", des crimes passibles de la cour d'assises, après son interpellation la semaine dernière à son domicile de Saint-Jean-de-Védas, à l'ouest de Montpellier, par le service régional de police judiciaire (SRPJ) de Montpellier. Les faits présumés, qu'il a reconnus lors de sa garde vue, remontent au mois de janvier 2012, dans le quartier des hôpitaux-facultés (routes de Mende et de Ganges), où, en début de soirée, à quelques jours d'intervalle, deux jeunes femmes qui rentraient chez elles avaient été agressées par un inconnu encagoulé, qui a tenté de les faire grimper dans le coffre de sa voiture. Dans les deux cas, le hurlement des victimes a alerté des riverains, mettant en fuite l'agresseur.
Localisée à Vic-la-Gardiole
Le modèle, la couleur du véhicule utilisé et un numéro partiel de la plaque d'immatriculation permettaient aux policiers de la PJ de cibler une voiture après recoupements et recherches minutieuses dans le fichier des cartes grises, voiture volée à une agence commerciale de Lattes, laquelle était largement diffusée à tous les services. Et récemment, lors d'une patrouille, les gendarmes de la brigade de Villeneuve-lès-Maguelone repéraient ce véhicule, stationné dans un coin isolé à Vic-la-Gardiole. Après plusieurs jours de surveillance vaines, les policiers du SRPJ, informés de la localisation du véhicule se lançaient dans des investigations de routine, notamment dans le voisinage et identifiaient un trentenaire qui réside à Saint-Jean-de-Védas. Là, où il a été arrêté.
Ivre
En garde à vue, il a avoué avoir voulu enlever les jeunes femmes non pas pour les violer, mais pour les dépouiller. Il assure qu'il était ivre au moment des agressions. Ce repris de justice a, en revanche été mis hors de cause dans une affaire similaire de tentative d'enlèvement d'une femme sur la voie publique en octobre 2011 à Montpellier, dans le même secteur et dont est saisie la sûreté départementale (Sécurité publique) de Montpellier. Entendu à ce sujet, il a livré des indications qui ont été vérifiées et qui ont permis de l'innocenter pour l'agression de fin 2011.
Jean-Marc AUBERT
/image%2F0206445%2F201304%2Fob_aca062e1f1c8805ce42a1851e27e2f35_rubon45.jpg)