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Philippe B., 51 ans, en examen pour homicide volontaire depuis un an et demi a quitté libre la maison d'arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone ce jour, à 16h. Il est soupçonné d'avoir tué sa femme Annie, lors d'une soirée échangiste au domicile du couple, dans le quartier d'Ovalie à Montpellier, dans la nuit du 29 au 30 avril 2011. Le juge des libertés et de la détention (JLD) du tribunal de grande instance (TGI) de Montpellier a ordonné sa remise en liberté provisoire sous contrôle judiciaire, avec interdiction de résider dans l'Hérault. Philippe B. a aussitôt rejoint sa famille dans le Loir-et-Cher. Le JLD a donné une suite favorable à une demande de remise en liberté déposée par les avocats du mis en examen, Mes Sandrine Bonnici et David Mendel, pointant des incohérences dans la procédure et l'absence d'éléments à charge susceptibles de le mettre en cause. Le parquet n'a pas interjeté appel de la décision du JLD. Philippe B. nie avoir tué sa femme depuis son arrestation. Les juges de la chambre de l'instruction près la cour d'appel de Montpellier avaient rejeté jusqu'à présent toutes les demandes de remise en liberté provisoire du mari, dont lors d'une dernière audience au printemps dernier. La nuit des faits, la victime avait invité deux hommes et une femme dans l'appartement du couple, rue de Bugarel, près du stade Yves-du-Manoir à participer à des séances échangistes devant un film X, qui auraient mal tourné. Depuis son interpellation, Philippe B. maintient qu'il ne connaissait pas les trois invités ce soir-là, qu'il aurait bu un café dans la nuit, avant de ne se souvenir de rien, jusqu'à ce qu'il se réveille le lendemain matin nu, dans la baignoire de la salle de bains, un bras lacéré à l'arme blanche. Puis, de découvrir Annie B. morte, ensanglantée, le corps enveloppé dans du cellophane, avec une inscription très mystérieuse portée sur ses seins à l'aide d'un cutter : "pute". Coïndicence : la libération de Philippe B. intervient en plein procès, devant la cour d'assises des Pyrénées-Orientales à Perpignan d'une veuve et de son amant, jugés en appel pour l'assassinat du mari à La Grande-Motte sur fond de pratiques libertines !
Jean-Marc AUBERT
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