Un lycéen de 19 ans, interpellé mercredi alors qu'il s'apprêtait à passer son bac d'anglais, est soupçonné d'avoir écoulé 60 kilos de résine de cannabis au sein de deux lycées e la cité ouest de la Mosson -Jean-Monnet et Léonard-de-Vinci- et d'avoir ravitaillé des centaines d'élèves âgés de 17 à 19 ans. Après trois mois de surveillances, filatures et écoutes téléphoniques, les policiers de la brigade des stups de la sûreté départementale (Sécurité publique) ont procédé à son arrestation, ainsi qu'à celle de quinze jeunes, dont 5 filles, six étant placés en garde à vue. Il s'agit de lycéens qui étaient les clients réguliers du dealer qui ramenait le shit et qui aurait réalisé une "plus valu" de 10 000 euros depuis six mois. Le trafiquant avait pris ses précautions pour ne pas attirer l'attention sur son train de vie : il vivait chez ses parents, ne possédait pas de voiture, était discret dans ses comportements. Toutefois, il dealait en dehors de ses heures de cours au lycée, entre "midi et deux", le soir et le week-end. Il avait ouvert une "annexe" au bas de la Paillade, en dehors des ventes régulières au sein des lycées et c'est ce manège du côté du Grand-Mail qui a attiré l'attention d'un habitant, qui a signalé ces drôles d'activités en février dernier.
ZSP
Lors de la perquisition mercredi, les policiers ont saisi 11,1 kilos de résine de cannabis conditionnés en plaquettes et en grosses olives, de l'argent, un quad et deux motos volés, dans un deux box loués utilisés par l'étudiant, dont celui de ses parents. Le dealer a préféré garder le silence durant sa garde à vue. Les enquêteurs s'emploient désormais à déterminer par quelle filière l'étudiant ramenait la drogue du Maroc, via l'Espagne. Le commissaire Benoît Desmartin qui dirige la sûreté départementale a souligné que c'était la première opération de lutte contre les stupéfiants dans la Zone de sécurité prioritaire (ZSP) des cités ouest de Montpellier, récemment créée. Il assure qu'une équipe travaille sur cette économie souterraine au sein de la brigade des stups, en liaison avec les policiers du bureau de la Mosson.
Jean-Marc AUBERT
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