EXCLUSIF SCOOP 34
Un référé d'heure en heure a été déposé aujourd'hui devant le tribunal de grande instance (TGI) de Montpellier par deux avocats du barreau de Montpellier pour la détention arbitraire présumée de Philippe Bailleux, 53 ans, mis en examen pour "meurtre par conjoint de la victime" depuis le 2 mai 2011, à la maison d'arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone. Ses défenseurs, Mes Sandrine Bonnici et David Mendel demandent sa libération immédiate. Les avocats refusent de s'exprimer sur cette affaire. Selon nos informations, le non-renouvellement du mandat de dépôt imposé légalement dans le délai de six mois entraîne une nullité de procédure criminelle et, comme l'a jugé la Cour de cassation, la remise en liberté immédiate du détenu, même en cas d'appel du ministère public. Il semble qu'un juge du TGI de Montpellier avait l'obligation de reconduire pour six mois le mandat de dépôt de Philippe Bailleux, avant le 18 mai dernier à minuit, ce qui n'aurait pas été fait.
3 ADN
Depuis, le détenu se trouve toujours à la prison de Villeneuve, où ses avocats estiment qu'il est victime d'une détention arbitraire et d'une séquestration de la part de l'administration pénitentiaire. D'où cette procédure en urgence de référé d'heure en heure pour le faire libérer, conformément à la jurisprudence de la Cour de cassation. Philippe Bailleux nie farouchement avoir tué sa femme, Annie, dont le corps avait été découvert le 30 avril 2011 dans l'appartement du couple, dans le quartier d'Ovalie, à l'ouest de Montpellier. La mort remontait à la veille. Tous deux avaient participé à une soirée échangiste, en compagnie de trois inconnus, deux hommes et une femme, invités par la victime, jamais identifiés depuis. Trois traces ADN isolées sur la scène de crime n'appartiennent pas au mari...
Jean-Marc AUBERT
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