Le préfet de Région, préfet de l'Hérault Pierre de Bousquet pique une grosse colère ce soir, après l'accusation qui le vise de la présidente de la Ligue des droits de l'Homme de Montpellier sur la scolarisation des jeunes Roms, disséminés dans les campements de la ville. La présidente de la Ligue des droits de l'Homme a saisi aujourd'hui par une lettre ouverte, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault et le ministre de l'Intérieur Manuel Valls "qui incrimine la mise en oeuvre par le préfet de l'Hérault d'une circulaire interministérielle du 26 août 2012. Cette mise en cause d'une stupéfiante mauvaise foi ne peut qu'être contestée avec la plus grande vigueur". Pierre de Bouquet assure que "cette circulaire est scrupuleusement respectée par les services départementaux de l'Etat et n'est pas relative aux Roms, mais à l'accompagnement des opérations d'évacuation des campements illicites. Elle porte sur l'obligation par les préfets d'exécuter le décisions de justice (...) En matière de scolarisation, sujet relevant de la compétence de la direction académique des services de l'Education nationale, je rappelle que si le principe général d'obligation scolaire s'applique à tous, sa mise en oeuvre repose au premier chef sur les familles. Au-delà de l'inscription, l'assiduité des enfants à l'école ne relève pas de la responsabilité des services de l'Etat, mais d'une volonté des familles d'entrer dans une démarche d'insertion". Le préfet de l'Hérault a décidé de répliquer rapidement lorsqu'il est mis en cause publiquement ou dans des articles de presse our mettre fin à des polémiques, qu'il estime injustes.
Jean-Marc AUBERT
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