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La mère de Robert P., ce ressortissant anglais de 32 ans originaire de Chatham (comté de Kent, au sud-est de Londres) a été placée en garde à vue mardi, avant d'être remise en liberté parce qu'elle a menti pour protéger son fils. Cette sexagénaire qui vit avec son fils depuis la mort de son mari, foudroyé par un cancer l'été dernier, avait déclaré aux policiers du SRPJ de Montpellier qu'il était présent dans la propriété familiale du hameau de Courbessac jeudi dernier dans l'après-midi et notamment entre 17h et 17h30, créneau horaire dans lequel la joggeuse de 33 ans a été égorgée avec une lame de cutter, puis défiguée à coups de pierre. La mère de Robert P. avait même indiqué qu'il n'était pas sorti de la propriété de toute la journée. Or, les vérifications entreprises par les policiers ont démontré qu'elle avait menti, dans un souci de protéger son fils en découvrant qu'il était fortement suspecté et pour cause : la mère de Robert P. était absente de la propriété de Courbessac depuis plusieurs jours et se trouvait encore chez sa fille à Paris le jour du crime. Elle n'est rentrée dans le Gard que le vendredi soir...La soeur du suspect a formellement confirmé cette version ce matin aux enquêteurs de la "crim" de la PJ de Montpellier, qui ont donc placé la mère en garde à vue sur les instructions du parquet de Nîmes, avant de la remettre en liberté, "un mensonge ne constituant pas un délit" selon une source judiciaire...
Jean-Marc AUBERT
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