INFO SCOOP 34
Une plainte pour "harcèlement moral" contre X, mais visant les hiérarchies successives du Service départemental d'incendie et de secours de l'Hérault (Sdis 34) doit être déposée au pénal par l'avocat du commandant des sapeurs-pompiers Marie-Ange Parère, qui fut la première femme officier à diriger dans les années 90 un centre de secours principal, en l'occurence celui de Béziers, avant d'être placardisée. Seize ans après en effet, Marie-Ange Parère est toujours commandant, alors que son grade de lieutenant-colonel lui a été refusé à plusieurs reprises. Et que d'autres officiers ayant moins d'ancienneté qu'elle ont été promus...Lasse de rester en bas de l'échelle, Marie-Ange Parère contre-attaque, à l'heure où le Sdis 34 traverse une période de turbulences unique en France : le tribunal administratif de Montpellier a ordonné la réintégration avant demain du colonel Charles Cassar, au poste de directeur départemental, poste qu'il refuse comme il l'a spécifié récemment dans une lettre envoyée au préfet de l'Hérault. Et, convoqué ce mercredi en préfecture justement, le colonel Cassar devrait confirmer qu'il refuse de retrouver ses fonctions à la tête des 4 000 pompiers de l'Hérault.
En pleurs
Ainsi, c'est l'actuel directeur du Sdis 34, le colonel Christophe Risforfer qui va conserver son poste, acquis depuis 2010, depuis que son prédécesseur a été mis à la retraite d'office illégalement par le conseil d'administration du Sdis 34, présidé par Michel Gaudy. C'est donc dans ce contexte ubuesque que survient la plainte pénale du commandant Marie-Ange Parère, actuellement en arrêt maladie, suite à un épisode récent : contrainte selon ses proches de prendre un poste au Sdis à Vailhauquès, elle a "craqué" en cours de route et s'est arrêtée en pleurs, à la caserne de Montaubérou (Montpellier est), ne parvenant pas, du coup, à intéger son nouveau poste. Dans un communiqué, le syndicat FO dénonce l'acharnement qui frappe Marie-Ange Parère. Outre cette plainte pénale pour "harcèlement moral" qui devrait donner lieu à une enquête, des requêtes ont été déposées au tribunal administratif de Montpellier. Affaire à suivre...
Jean-Marc AUBERT
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