INFO SCOOP 34
Un habitant de Marsillargues de tout juste 18 ans, Robin G. a été arrêté par les gendarmes de la brigade de recherches de Lunel, un mois et demi après avoir sauvagement agressé l'unique commerçante de Saturargues, un petit village à l'est de Montpellier, pour un maigre butin : les 70 euros de fond de caisse. Le 15 février dernier vers 8h, alors que la commerçante qui tient "le Relais des Mousquetaires" (épicerie, fruits et légumes, dépôt de pain, presse) était seule, un individu la tête dissimulée sous un large bandeau et pointant un fusil de chasse à canon scié de calibre 22 long rifle et chargé faisait irruption. Il braquait la commerçante qui lui donnait le tiroir-caisse, mais, elle était rouée de coups (de pied, de genou, de poing), traînée par les cheveux, comme l'atteste la caméra de vidéosurveillance saisie par les gendarmes. Le braqueur violent repartait donc avec 70 euros.
Veste à carreaux
Traumatisée, la commerçante n'a pas identifié le braqueur, mais elle indiquait aux gendarmes qu'il portait une veste à carreaux, découverte non loin du lieu du hold up, abandonnée. Les enquêteurs faisaient alors le tour des villageois pour demander s'ils reconnaissaient cette veste. Stupeur d'un ouvrier du lunellois travaillant sur un chantier mitoyen du "Relais des Mousquetaires" : il reconnaissait formellement la veste à carreaux offert à son fils, Robin, le jour de ses 18 ans, en octobre dernier. Le jeune adulte, interpellé ces derniers jours a été confondu par son ADN isolé dans la supérette, traumatisant de nouveau la victime et pour cause : elle connait bien Robin depuis l'âge de 12 ans...Mais, elle ne l'avait pas reconnu lors du hold up.
Dette de drogue
Le braqueur présumé a par ailleurs avoué avoir cambriolé le bar du Relais du Petit Valergues, dans la nuit du 21 mars dernier, vers 4h. Il avait dérobé dans les 300 euros. Lors de sa garde à vue, puis hier soir devant le tribunal correctionnel de Montpellier où il a été jugé en comparution immédiate, il a avoué que l'argent a servi à rembourser une dette à un dealer, suite à une transaction portant sur l'achat de barrettes de résine de cannabis. Déjà connu de la justice alors qu'il était mineur, déjà enfermé au centre éducatif fermé renforcé du Vigan (Gard), le prévenu a été condamné à 2 ans de prison, dont un an avec sursis et incarcéré à la maison d'arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone.
Jean-Marc AUBERT
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