INFO SCOOP 34
C'est un procès fleuve qui se déroulera mercredi 12, jeudi 13 et vendredi 14 décembre lors d'une audience spéciale du tribunal correctionnel de Montpellier, présidée par le juge Philippe De Guardia. Quelque 41 Roms qui résidaient à l'époque de leur arrestation dans les campements sauvages installés aux portes de Montpellier (Zénith, Mogère, Pierre-Rouge et Euromédecine notamment) devraient comparaître pour des vols en réunion notamment, commis durant plusieurs mois dans une quinzaine de départements du Midi de la France au préjudice de la SNCF, d'EDF et de France-Télécom principalement. Le gang était spécialisé dans le vol de cuivre sur des sites isolés, jusqu'à son démantèlement le 7 novembre 2011. 400 gendarmes et policiers avaient investi les campements au petit matin, interpellant notamment les cerveaux présumés du trafic. 19 têtes présumées de ce gang se trouvent, depuis, en détention provisoire.
En fuite
Les trente complices laissés en liberté et astreints à un contrôle judiciaire seront-ils tous présents à ce procès ? Pas tous en tout cas, puisque de nombreux Roms sont en fuite depuis plusieurs mois et ont disparu de la circulation, sans respecter leurs obligations de pointer dans un commissariat de police ou dans une gendarmerie. Ils ne devraient donc pas prendre le risque de se présenter à l'audience. Du reste, ces mis en examen n'ont pas pu être touchés par les convocations judiciaires. Du coup, le procès ne devrait durer que deux jours sur les trois prévus par le président du tribunal correctionnel, à la mi-décembre.
Casses automobiles
Dans la foulée du coup d'arrêt à ce trafic qui porterait sur 400 tonnes de cuivre volés pour un préjudice estimé à l'époque à 2 millions d'euros (le cuivre s'écoulait jusqu'à 7 000 euros la tonne), les gérants de deux casses automobiles, dont une ayant pignon sur rue dans les quartiers sud de Montpellier avaient été interpellés à leur tour. Les cerveaux de ce gang spécialisé dans ces vols de métaux à grande échelle de Nice à Toulouse revendaient clandestinement le cuivre dans ces deux entreprises. Les deux patrons seront également présents sur le banc des prévenus, lors de ce procès fleuve.
Jean-Marc AUBERT
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